EN BREF

L’agglomération Lausanne-Morges abrite désormais près de 50% de la population et de 60% des emplois du canton. Son attractivité et son bien-être sont des enjeux vitaux pour les habitants, pour le Canton et pour la Suisse. Le processus a été lancé afin de construire ensemble une agglomération attractive, vivante et solidaire, présentant toutes les qualités d'un développement durable.

1. Constat: un développement non-durable

Depuis plusieurs décennies, l’agglomération Lausanne-Morges est engagée dans un processus d'étalement urbain qui menace ses capacités de développement, congestionne le trafic routier et nuit à l’environnement.

Au total, Lausanne-Morges est, en Suisse, l'agglomération où l'on se déplace le plus en voiture, le moins en transports publics et en mobilités douces. Dans de larges territoires, la pollution atmospherique dépasse les limites imposées par la legislation.



2. PALM: le document de référence

Forts de ce constat, les communes et le Canton, encouragés par la Confédération, ont décidé d'unir leurs forces afin de corriger la tendance et de placer l'agglomération sur la voie d'un développement durable.

Ensemble, ils ont décidé de signer le « Projet d’Agglomération Lausanne-Morges » (PALM) en s'engageant à poursuivre les orientations stratégiques, à financer et à concrétiser les mesures de mise en œuvre, dans le cadre de l'échéancier et de la répartition des rôles fixés.

Basé sur une participation partenariale ouverte, le PALM émane des acteurs publics concernés, à tous les échelons où ils se situent. Au contraire d'un plan figé, il identifie les orientations stratégiques et les priorités de mise en œuvre pour réorganiser l'agglomération, en confiant aux acteurs locaux le soin de fixer les conditions précises du changement.



3. Enjeux: un développement équilibré à l’horizon 2020

Le PALM est l’instrument du changement.

Ambitieux, il veut permettre l'accueil d'environ 40'000 habitants et 30'000 emplois d'ici 2020 et entend renforcer la place de « Lausanne-Morges » dans le réseau des agglomérations et des métropoles nationales et internationales et maintenir son poids dans le réseau cantonal des centres.

Volontaire, il vise la création d'une agglomération compacte, très accessible par les transports publics et les mobilités douces, irriguée par un réseau d'espaces verts et paysagers reliant les quartiers urbains entre eux et à la campagne proche.

Econome, il entend surmonter les restrictions financières en coordonnant étroitement l'urbanisation, les transports et l'environnement.



4. Orientations stratégiques: une agglomération compacte

  1. Développer l'agglomération vers l'intérieur, sur la base d’un périmètre compact.
  2. Attribuer aux 4 principaux centres-villes, à 10 sites stratégiques et à 4 sites d'exception le rôle de moteurs du développement.
  3. Favoriser une urbanisation alliant densité et qualité.
  4. Développer une offre de transports multimodale qui garantit l'accessibilité du territoire, améliore le bilan environnemental et soit attractive au plus grand nombre d’usagers. Il s’agit également de promouvoir les mobilités douces en développant un réseau complet de cheminements piétonniers et d'itinéraires cyclables.
  5. Aménager un réseau vert à l'échelon de l'agglomération par la création de nouveaux espaces de détente, la protection des couloirs biologiques, la valorisation des sites d’intérêt paysager



5. Principes d’aménagement: densité des centres-villes et qualité des sites stratégiques

Le développement des centres-villes de Lausanne, Morges, Renens et Pully sera particulièrement soutenue par le Canton et les communes concernés.

Le développement des10 sites stratégiques sera concrétisé par des projets de qualité. Les ambitions: une densité supérieure à 200 habitants+emplois par hectare, une très bonne accessibilité par les transports publics et individuels, la recomposition globale et cohérente du réseau routier au profit des piétons et des vélos, la promotion d'une qualité architecturale et environnementale accrue et des espaces publics conviviaux. En dehors des sites stratégiques, la densité cible est fixée à 100 habitants+emplois par hectare.

Le développement des 4 sites d'exception fera l'objet d'un accord préalable entre le Canton, les communes et les acteurs privés sur des critères ad hoc d'accessibilité.

Le réseau vert et les sites d’intérêt paysager seront préservés et mis en valeur. Les conditions seront définies dans le cadre des chantiers de mise en œuvre du projet d'agglomération.



6. Mise en œuvre

La mise en œuvre du PALM est assurée par diverses instances politiques et techniques:
  • un comité de pilotage (COPIL) politique présidé par Monsieur le Conseiller d’Etat Jean-Claude Mermoud,
  • un bureau technique opérationnel depuis le 1er avril 2008,
  • un groupe technique composé de techniciens communaux, cantonaux et des chefs de projets de schémas directeurs,
  • une conférence d'agglomération.


Ces structures ont pour mission de veiller aux intérêts de l'agglomération, piloter les projets qui leur sont confiés, coordonner les projets mis en œuvre à l'échelle des schémas directeurs, appuyer les secteurs de l'agglomération pour les opérations spécialisées qu'ils ne peuvent accomplir seuls et coordonner la politique de communication et de concertation.

L’implication des communes dans l’aménagement de l’agglomération se manifeste principalement par leur engagement dans les schémas directeurs régionaux, coordonnés avec le PALM et qui disposent chacun des structures politiques et techniques garantissant une participation adéquate des communes concernées.



7. Calendrier et coûts

La mise en œuvre de la politique d’agglomération de la Confédération suit en principe un rythme de 4 ans avec la première période de réalisations fixée pour 2011-2014, la deuxième pour 2015-2018 et la troisième pour 2019-2023.

Selon la version finale déposée à la Confédération en décembre 2007, le coût de l’ensemble des mesures identifiées à l’horizon 2020 se monte à CHF 1.632 milliards.